Nerv Project a réussi à se développer en dehors de l’espace temps. Notre histoire complexe explique la qualité et la maturité de toutes nos technologies.

Notre histoire

Deux médecins observent un électrocardiogramme.

Les origines

Tout commença dans un univers parallèle. Le professeur Kohart fit une découverte sensationnelle. Ce grand cardiologue étudiait avec précision les détails des électrocardiogrammes. L’analyse par une IA montra la présence d’un message chiffré, inscrit dans les pulsations elles-mêmes comme si ces dernières servaient de porteuse. Il fut extrêmement surpris de trouver ainsi des indications claires sur la fin de l’univers. Les astrophysiciens étaient unanimes : cet univers s’effondrait sur lui-même et il restait à peine un siècle avant la contraction finale.

Le professeur, faisant partie de la dernière génération, concentra ses efforts pour en apprendre plus sur cette anomalie. Il construisit des vectographes bien plus précis que les électrocardiographes existants. Et il décoda ainsi une première partie du Grand Plan, le programme qui régit l’ensemble des univers, de la matière, des êtres et du temps. Ses travaux continuèrent et il tenta le tout pour le tout. Un cœur est un élément contrôlable grâce à des électrodes bien placées. Il développa alors le premier rétrovectographe à base de nanoparticules et tenta de réécrire la fin de son univers. Il narra alors une toute autre vérité et l’injecta dans le Grand Plan. La première Narration Expérimentale de Réalité Vectographiée était née. Et son univers changea de paradigme, et partit alors en expansion.

La prise de conscience

Le professeur Kohart créa alors un groupe de spécialistes afin de maintenir l’univers en état. L’humanité sauvée n’était pas pour autant dans un état honorable. La planète tremblait de plus en plus, et la nature se desséchait. Il fallait sans cesse retoucher au Grand Plan. L’effort était immense. Il fallait trouver un cœur contenant la bonne séquence, et la modifier. Au fil des ans, le laboratoire de recherche astrocardiaque s’apercevait des limites de la méthode. Premièrement, les séquences ne concernaient pas toutes leur univers. En réalité, les cœurs agissaient pour la très grande majorité sur des univers parallèles. Et deuxièmement, le Grand Plan compensait les altérations. Il y’avait toujours une conséquence sur une écriture.

Les dirigeants lancèrent une enquête afin de déterminer avec exactitude les conséquences de la sauvegarde de leur univers. La tâche fut bien plus complexe que prévu. Les enquêteurs durent utiliser des moyens de pointe pour trouver des cœurs portant trace de cette modification. Et pour cela, il fallait passer dans un autre univers. Cela prit une bonne centaine d’années. Le professeur Kohart, dans la fleur de l’âge avec ses trois siècles d’existence, reçut un choc lors de la conclusion. Non seulement, la survie de l’univers n’était pas garantie sur le long terme, mais en plus l’opération avait annihilé quatre univers entiers ! Cent milliards d’humains périrent. Pire encore, aucun univers ne permettait la survie de l’espèce humaine.

L’essor

Le professeur Kohart changea radicalement de méthode. Le Grand Plan ne pouvait être changé que par petites touches pour éviter des conséquences désastreuses. Mais cela ne suffisait pas, chaque altération devait être minutieusement préparée et vérifiée. Les ressources principales étaient dévouées à la recherche d’informations et au calcul des incidences. D’autres équipes s’occupèrent de transférer les êtres humains en danger dans des univers plus stables. Mais même ces opérations étaient risquées car elles contrevenaient au Grand Plan.

Petit à petit, les dirigeants s’immiscèrent dans les opérations et structurèrent au mieux les activités. Ils établirent les grandes lignes du projet, et ils définirent une politique globale. Ils établirent le but principal : la survie de l’humanité au Grand Plan quel qu’en soit le prix, tant que cette survie permettait tout de même une vie honorable. Ils séparèrent les différents services pour éviter toute nouvelle catastrophe et commencèrent à définir les limites d’une altération acceptable. Ces règles sont toujours en vigueur aujourd’hui, si ce n’est quelques améliorations mineures. Une altération doit donc concerner un faible nombre d’êtres vivants, être limitée dans l’espace et ne doit pas changer la nature de l’univers.